Procès de l’intelligence artificielle : l’IA est-elle responsable de ses dérives ?

Ruptures, dépendance affective, résurrection numérique... L'intelligence artificielle soulève de nouvelles questions de responsabilité juridique. Retour sur le « Procès de l'IA » tenu à Saint-Raphaël, un format original pour analyser les risques éthiques et légaux qui pèsent sur les éditeurs de technologies.

Le procès de l’IA : une drôle d’idée qui a germée dans le salon de Vincent Dupy et s’est concrétisée sur la scène du Palais des Congrès de la Ville de Saint-Raphaël.

L’idée ? Partir de 3 cas réels dans lesquels le rôle de l’intelligence artificielle fait débat et les soumettre à l’appréciation du public lors d’une audience exceptionnelle tenue par la (redoutable) juge Emilie Bonnefoy.

Face à mon excellente contradictrice Violette Bouveret - qui a su user de tous les arguments juridiques comme éthiques - j’ai eu l’honneur et la lourde responsabilité de défendre les intérêts des sociétés d’IA dont la responsabilité était engagée.

Rupture de couples, suicide, dépendance affective, promesse de ressusciter les mots.. A l’issue de nos plaidoiries, une question posée au public, constituant un jury : la société d’IA est elle responsable ? Et, le cas échéant, doit-elle être interdite ?

Ce fut un véritable plaisir de proposer cette année ce nouveau format pour Printemps des Technologies de la Revue Politique.

Nous avons aimé voir le public s’impliquer, réfléchir et se saisir pleinement de ces cas issus de situations réelles. Une autre façon d'aborder des sujets si sensibles et si importants. Une expérience à renouveler, donc :)


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